Diabète de type 2 : de petits efforts pour de grands effets

Bonne nouvelle ! Une étude récente constate que des changements, mêmes "modestes", dans les habitudes de vie des personnes atteintes de prédiabète* peuvent nettement réduire le risque de développer un diabète de type 2.

 

De quoi s’agit-il ?

De perdre 2 ou 3 kilos et de reprendre un peu d'activité physique !

 

C’est la conclusion d’une étude britannique publiée fin 2020 dans le JAMA Internal Medicine**, la Norfolk Diabetes Prevention Study (NDPS). Il s’agit de la plus grande étude au monde s’intéressant à la prévention du diabète au cours de ces 30 dernières années.

Elle a duré plus de huit ans et a impliqué plus de 1 000 personnes prédiabétiques de plus de 40 ans à haut risque de développer un diabète de type 2. Les participants ont été suivis par des spécialistes pendant deux ans. Pour perdre quelques kilos, il leur a été demandé de modifier légèrement leur alimentation (réduction de l'apport calorique en remplaçant les graisses, en particulier les graisses saturées, par des fruits et des légumes riches en fibres) et de faire davantage d’activité physique (marche, renforcement musculaire au moins 2 fois par semaine).

 

Les résultats sont flagrants et encourageants : le risque de diabète de type 2 est réduit de 40 à 47% !  

Encore une preuve de l’efficacité de ces changements, simples et acceptables, de notre mode de vie sur la prévention des risques santé.

 

Et c’est justement la démarche du service Vivoptim associant une approche globale de la santé (facteurs de risque personnels, alimentation, activité physique, stress et sommeil) et un focus thématique défini selon les besoins de chacun : être guidé, être motivé, être écouté grâce à :

  • Des professionnels de santé pour vous coacher
  • Un programme que vous élaborez avec nos conseils
  • Des contenus digitaux fiables pour vous accompagner

 

Une nouvelle expérimentation française

 

Fin 2020, une expérimentation, portée par la Mutualité française et financée par le Fonds pour l’Innovation du Système de Santé (FISS), a été lancée dans 5 centres mutualistes à Dunkerque, Mont de Marsan, Nevers, Paris et Toulouse.

Il s’agit d’un programme de prévention adapté pour les patients prédiabétiques. Il prévoit une prise en charge coordonnée (alimentation et activité physique) assurée par une équipe pluridisciplinaire composée du médecin traitant, d’un diététicien, d’un professionnel de l’activité physique adaptée et d’un coordonnateur assurant également une fonction de « coach ». Cet accompagnement de 24 mois comprend une phase intensive de 4 mois et une phase dite de consolidation de 20 mois. Ce programme est construit autour d’objectifs individualisés combinant bilans individuels et séances collectives.

L'objectif de ce projet est de mettre en place une rémunération forfaitaire de la prise en charge du prédiabète par une équipe pluridisciplinaire au sein des centres et des maisons de santé mutualistes.

Les participants ont également accès à une « plateforme ressources » dédiée au projet qui propose une messagerie pour échanger entre patients ou avec les professionnels, de nombreux contenus (quiz, recettes, documents d’information sur l’alimentation et l’activité physique) et les aide à suivre leurs objectifs.

Nous ne manquerons pas de vous informer des résultats préliminaires de cette étude inédite en France.

 

Le prédiabète est un trouble glycémique : la glycémie à jeun se situe entre 1,10 g/L et 1,25 g/L (une glycémie normale à jeun est inférieure à 1,10 g/L). Il signale un haut risque de diabète de type 2 ultérieur.

 

 

   Zoom sur les facteurs de risques...

Le diabète de type 2 ou « non insulino-dépendant » correspond à une altération de la glycémie. De nos jours, le diabète de type 2 touche de plus en plus, en raison de l’espérance de vie qui augmente ainsi que de notre mode de vie.  

Les causes peuvent être variées telles qu’une alimentation peu ou mal équilibrée, la sédentarité, un surpoids mais aussi l’alcool ou des facteurs génétiques.

Afin d’améliorer ces différents facteurs qui peuvent vous affecter, voici quelques petits conseils :

J’ai une alimentation peu équilibrée ou je suis en situation de surpoids : évitez les régimes frustrants où tout est interdit ! Le mieux, c’est le rééquilibrage alimentaire. Mangez de tout, mais avec modération en fonction des aliments.

Sachez qu’une perte de poids peut vous aider à réguler votre glycémie voire faire disparaitre votre diabète.

Je suis sédentaire : donner vous des « défis » ! Par exemple, pendant une semaine, lorsque vous êtes chez vous et que vous souhaitez aller dans une autre pièce, déplacez-vous en faisant des fentes avec vos jambes.

Je bois de l’alcool : s’il vous est impossible d’arrêter, essayez déjà de diminuer progressivement les quantités consommées.

En ce qui concerne les facteurs génétiques, malheureusement, il n’est pas possible d’agir sur ceux-ci. 

Bien sûr, il est possible que vous soyez concerné(e) par un ou plusieurs facteurs de risque.

 

 

 

Sources :

Article publié le 2 novembre 2020 dans la revue internationale JAMA Internal Medicine

Mutualité française - Communiqué de presse du 14 janvier 2021